Sillonnée par de grands oueds qui débouchent en mer, la zone d’action du bassin du Bouregreg et de la Chaouia est très vulnérable aux inondations. Les principales causes sont :
- les fortes intensités pluviométriques observées durant les dernières années ;
- le sous-dimensionnement des réseaux d’assainissement pluviaux, des ouvrages d’évacuation des eaux usées et des ouvrages d’arts, voire souvent leur inexistence ;
- la construction dans les zones à risque ;
- l’occupation illégale du domaine public hydraulique ;
- le manque d’entretien des cours d’eau et des réseaux d’assainissement ;
- la non prise en compte de l’inondabilité des terrains dans les Schémas Directeurs d’Aménagements Urbains.
Pour contrecarrer les effets néfastes des crues, les actions suivantes doivent être prises :
- la poursuite de l’effort de protection déjà engagé par l’état dans le bassin ;
- le renforcement et la modernisation des systèmes d’annonce des crues ;
- la réglementation des cadres organisationnel et institutionnel liés aux inondations, en clarifiant la responsabilité et les conditions d’intervention des différents départements ;
- l’amélioration des mécanismes de coordination et d’intervention en matière de prévention ;
- la mobilisation des crédits nécessaires au financement des projets de protection contre les inondations, déjà définis.
Innondations de la ville de Mohammadia en 2002
Aussi, une attention particulière doit être accordée à l’actualisation des Plans d’Aménagements Urbains, en y intégrant « l’aléa inondation » et en définissant les zones inondables, au niveau desquelles les constructions serront formellement interdites.
